La communauté Goum vous souhaite,
à chacun et de tout coeur,
une belle et sainte fête de Noël !
à chacun et de tout coeur,
une belle et sainte fête de Noël !
Jeudi 3 novembre 2011 à partir de 20h à l'Eglise St Joseph des Carmes, 70 rue de Vaugirard, Paris 6ème
• Mon taux de stress a rapidement diminué, par FernandA retrouver en intégralité sur le site du monde.fr
Comme beaucoup d'entre nous, je suis avec intérêt l'actualité technologique. Naturellement, j'ai fini par m'acheter un smartphone : grand écran, réactivité éclair, des applications incroyables et tout Internet au creux de la main. Très rapidement, je ne l'ai plus lâché. Plus de bouquins dans le métro, plus de balades rêveuses dans les rues. Toujours en train de regarder si un nouveau mail était arrivé, toujours en train de jeter un œil à la carte du coin, de vérifier quelque chose. Même dans la conversation avec les autres, on ne laisse plus de place à l'imprévu, à l'incertain, aux souvenirs. La sensation que soudain tout est plus simple, tout est à portée de main.
J'ai tenu comme ça quelques semaines, puis j'ai craqué. J'ai récupéré un vieux téléphone à clapet, sans Internet, sans applications. Les basiques : appeler et envoyer des messages. Mon taux de stress a rapidement diminué. J'ai rapidement réappris à me laisser suprendre, à me laisser porter, à me perdre même parfois. Bref, à vivre, à faire face tout seul aux aspérités du quotidien.
Notre perception de la réalité est déjà impactée par les smartphones, qui introduisent une médiation dans le plus simple de nos gestes, la plus saine de nos joies. Difficile de retourner en arrière, mais alors, quoi ? Commencer par réaliser qu'on s'approche dangereusement, concrètement, de la servitude volontaire...
• Se recentrer sur l'essentiel, par Claudia
Il y a sept ans j'ai éradiqué la télé, sans état d'âme. Trop difficile de gérer ce média envahissant et chronophage. Perte d'énergie importante sans assurance au final de bien gérer. Forte de tout ce que mon foyer a gagné en perdant la télé, j'ai continué à appliquer ce principe, si on laisse un doigt dans l'engrenage, on se fait bouffer le bras. J'ai besoin d'un téléphone portable, je ne suis pas non plus contre le confort. Par contre je n'ai pas besoin qu'on m'invente sans cesse de nouveaux besoins. J'ai donc exigé que mon téléphone soit un téléphone, rien de plus...
Dans ces JMJ hautes en couleur, nos huit jours de marche au désert nous aident à garder le goût de la simplicité ... et le goût de la prière.Ainsi lors de l’immense rassemblement final des JMJ et de la spectaculaire tempête ce samedi soir, nous apprécions de nous être réfugiés "par hasard" dans la tente de l'adoration. Tout près de 2 millions de jeunes catholiques, devant Jésus, nous continuons ici le cœur à cœur commencé dans le désert des Corbières. Puis vient la messe avec le Saint Père, les efforts de certains pour aller au plus près du podium seront récompensés par une communion concrète. Le dernier "signe" fut de nous retrouver tous réunis à nouveau dans les mouvements fluctuants des centaines de milliers de jeunes.
Pour la première fois, je me lance dans l’aventure du goum. Nous sommes douze, y compris le « lanceur » (l’organisateur) et le Padre (l’aumônier) à nous retrouver à Saint-Georges-de-Luzençon, dans l’Aveyron. Douze qui ne nous connaissions pas avant cette semaine.Lire la suite
Mon sac est le plus léger possible, lesté du kilo de riz réglementaire. Celui-ci constituera l’essentiel des deux repas quotidiens en un menu invariable. La seule possibilité de l’améliorer sera ce que nous offrira la nature, puisque nous avons laissé au départ notre argent, avec nos montres, papiers, téléphones et appareils photos.
Les premiers kilomètres sont rudes : 400 mètres de dénivelés dès la sortie du village. C’est voulu, parait-il, pour nous « arracher au monde ». Pas de doute, on s’arrache ! Mes co-goumiers ont l’air beaucoup plus fringuant que moi...
Cela ne va pas sans créer chez quelques uns, nous en sommes conscients, une grande impatience, dès 18 ou 19 ans...Mais qu'ils se consolent : cette année de patience est le gage d'un raid vécu à plein dont ils tireront l'an prochain tout le bénéfice !
Il convient aussi de s’interroger sur la juste place de la technique. Les prouesses dont elle est capable vont de pair avec des désastres sociaux et écologiques. En dilatant l’aspect relationnel du travail à la planète, la technique imprime à la mondialisation un rythme particulièrement accéléré. Or, le fondement du dynamisme du progrès revient à l’homme qui travaille, et non à la technique qui n’est qu’une création humaine. Miser tout sur elle ou croire qu’elle est l’agent exclusif du progrès, ou du bonheur, entraîne une chosification de l’homme qui aboutit à l’aveuglement et au malheur quand celui-ci lui attribue et lui délègue des pouvoirs qu’elle n’a pas.Il suffit de constater les "dégâts" du progrès et les dangers que fait courir à l’humanité une technique toute-puissante et finalement non maîtrisée. La technique qui domine l’homme, le prive de son humanité. L’orgueil qu’elle engendre a fait naître dans nos sociétés un économisme intraitable et un certain hédonisme qui détermine subjectivement et égoïstement les comportements. L’affaiblissement du primat de l’humain entraîne un égarement existentiel et une perte du sens de la vie. Car la vision de l’homme et des choses sans référence à la transcendance déracine l’homme de la terre et, plus fondamentalement, en appauvrit l’identité même. Il est donc urgent d’arriver à conjuguer la technique avec une forte dimension éthique, car la capacité qu’a l’homme de transformer, et, en un sens, de créer le monde par son travail s’accomplit toujours à partir du premier don originel des choses fait par Dieu (Jean-Paul II, Centesimus annus, 37). La technique doit aider la nature à s’épanouir dans la ligne voulue par le Créateur. En travaillant ainsi, le chercheur et le scientifique adhèrent au dessein de Dieu qui a voulu que l’homme soit le sommet et le gestionnaire de la création. Des solutions basées sur ce fondement protégeront la vie de l’homme et sa vulnérabilité, ainsi que les droits des générations présentes et à venir. Et l’humanité pourra continuer de bénéficier des progrès que l’homme, par son intelligence, parvient à réaliser.