30 décembre 2013

Artisans d'Unité

La dernière newsletter des Goums, c'est par ici : http://ymlp.com/zBmNLC

1ère auberge 2014 à Paris le 13 février prochain


 Selon la formule désormais bien connue ! 
AUBERGE GOUM PARISIENNE 
LE JEUDI 13 février 2014
au 70 rue vaugirard 75006 Paris
(église saint joseph des Carmes) à 20H00 


La prière de demande…ou l’expression du désir de l’homme

Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : 'Rends-moi justice contre mon adversaire.' Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.' ». Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Lc 18, 1-8
Il y a quelques semaines, la liturgie dominicale nous a invités à méditer sur la prière de demande à partir d’une parabole communément appelée « la parabole de la veuve et du juge inique ». Un récit déstabilisant à double titre. La demande de Jésus – « Il faut toujours prier sans se décourager » est maintes fois répétée dans l’évangile – nous connaissons par coeur ces autres paroles : « Cherchez et vous trouverez, demandez et vous recevrez, frappez et la porte sera ouverte… ». On peut aussi penser à la prière du Notre Père, prière de demande par excellence.
Pourtant, qui de nous, confronté à une épreuve ou un évènement douloureux, ne s’est jamais interrogé sur l’efficacité de la prière de demande ? Comment comprendre parfois que notre persévérance dans la prière semble si peu efficace ? Je pense au cri de douleur rapporté récemment, de ce père de famille, effondré, alors que sa fille de 14 ans venait de mourir au terme d’une semaine de coma. Interpellant son beau-frère, il lui a posé cette question : « Elles sont passées où, toutes tes prières ? ». Est-ce si utile de « prier sans se décourager » ?
Notre évangile est déstabilisant également parce que la parabole que Jésus raconte pour fonder la nécessité de demander dans la prière donne ce sentiment que Dieu cède à nos prières par souci de notre bien pour être tranquille – un juge donne raison à une pauvre veuve qui le supplie de rendre justice non par souci du bien et de la vérité, mais « pour qu’elle ne vienne plus me casser la tête ».
Il faut nous souvenir ici que le rôle d’une parabole n’est pas de tout dire – ici, de tout dire sur la prière de demande. Mais simplement de faire passer une idée maîtresse. Ce qu’il nous faut retenir, c’est l’importance, voire la nécessité vitale, pour notre coeur d’homme – de la prière de demande. La parabole de la veuve ne doit pas nous focaliser sur le comportement du juge – Jésus n’est en train de nous dresser un portrait de Dieu – mais elle doit nous aider à comprendre ce que Jésus nous dit au début du récit : « Il faut toujours prier sans se décourager ». Accueillir la parabole, c’est donc contempler le comportement de la veuve, la persévérance de sa demande et l’appel à avoir nous-mêmes la même attitude.

Si Jésus insiste sur la prière de demande, c’est parce que celle-ci fait partie de notre être profond en tant que nous sommes des êtres de désir.
 Nous sommes davantage « homme » quand nous pouvons exprimer ces désirs. Ne pas exercer cette possibilité, ce serait atrophier une de nos facultés. De même que nous trouverions ridicule de ne pas utiliser nos mains ou nos jambes – alors qu’ils nous ont été donnés pour que nous nous en servions – de même, il serait ridicule de ne pas utiliser la prière de demande alors qu’elle fait partie de nous, pleinement, pour nous unir à Celui qui nous a créés.
Dieu, de son côté, n’a pas besoin de nos prières de demande. Il connaît l’état de notre cœur. Il sait quels sont nos besoins. Si le plus souvent, il ne répond pas à directement à ces besoins, c’est parce que la liberté de l’homme est en jeu – et le Seigneur ne veut pas mettre la main sur notre liberté. L’amour ne force jamais les choses – sinon, cela devient un viol. Parfois, alors que l’homme ne semble pour rien dans une situation de détresse, Dieu semble demeurer silencieux. Le silence – en apparence – de Dieu ne peut être perçu que dans un acte de foi, autrement dit, sans mettre notre vie en perspective avec la vie éternelle vers laquelle nous marchons. C’est l’image parfois utilisée de la tapisserie, dont ce monde serait simplement l’envers… : des fils semblent mal agencés… Il y a des nœuds inesthétiques… il nous faut être patient pour voir la beauté de l’œuvre, de l’autre côté.
Alors si le Seigneur nous demande de « prier sans cesse, sans nous décourager » - tant d’autres passages de l’écriture insistent – c’est sans doute pour une autre raison. Elle ne peut pas avoir pour objectif « d’obliger Dieu » à satisfaire à nos besoins. Il s’agit plutôt de demeurer dans le « souvenir de Dieu », selon la belle expression des pères de l’église. Se rappeler que Dieu est constamment à l’oeuvre dans notre existence et dans l’histoire. Avec le maintien de ce souvenir dans notre mémoire, peu à peu, imperceptiblement, nous nous familiarisons avec Lui jusqu’à être capables de discerner comment vivre conformément à Sa volonté. Nous sommes façonnés par ce qu’Il est Lui-même. Sous sa bonne influence. Dieu veut le bien de tout homme, nous ne pouvons en douter.La seule chose qu’Il nous demande, c’est d’accepter Son désir de nous trouver en communion avec Lui. Tel est le cri qui jaillit du coeur de Saint Augustin après sa conversion et qui continue de traverser les siècles : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi ».
C’est pour cela que la prière du Notre Père est la plus belle des prières de demande. Avec en son coeur, cette demande la plus essentielle, parce qu’elle révèle Jésus, le Christ, l’homme Dieu : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » - associée au pain, lieu de la communion avec Lui. Jésus veut être  dans cette volonté jusque dans sa passion, au jardin de Gethsémani.
Peut-être que tout cela, nous le comprenons bien, intellectuellement… mais nous nous sentons bien pauvres, hésitants, pour formuler ces prières. Il faut alors nous souvenir que notre prière rejoint toujours l’immense flot de prière de toute l’Eglise. Lorsque notre prière faiblit, nous avons le soutien de la prière de nos frères – vous utilisez peut-être parfois ce terme au bas de vos lettres : « union de prières ». Quelle belle expression ! Les saints, dans la communion du ciel et de la terre, nous aident à porter nos fardeaux lorsque notre prière défaille.
À quelques jours de Noël, en vivant ce mystère dans l’Espérance que Dieu nous a déjà donné ce que nous demandons, nous exprimons notre foi en cette communion qui associe le ciel et la terre. Dans la prière de demande, nous ne sommes jamais seuls, mais membres d’un corps, en marche vers la Jérusalem céleste.Noël est un temps de grâce. N’ayons pas peur de demander.

Padre Sébastien

29 octobre 2013

Elle est belle mon Etoile, elle est belle ! Et bientôt dans vos BAL

Elle est belle mon Etoile, elle est belle ! Et bientôt dans vos BAL 
Au Sommaire de ce numéro consacré à l'Engagement :


-Edito : On y va ou on n’y va pas ?
-Le coin du Padre : L'engagement, une clef pour la victoire de l'amour
-Répondre à l’appel, discerner, s’engager
-L'engagement à l'épreuve de la compétence,
-Marche devant : Un homme d’engagement, le père Popieluszko,
-Comptes rendus de raids
-Du côté des lecteurs : Marche avant d'Alexandre Poussin
-Nouvelles d’ici de là
-RAIDS 2014, C'EST PARTI !

Engagez-vous !


17 juillet 2013

Nouveau : suivez nous au pas des Goums sur Twitter

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François Michelin, un témoignage à lire et à relire

Il y a des pépites dans Paris-Match. L'entretien qu'y a donné François-Michelin en mai dernier en est une. Toute en sagesse et humanité. A conserver dans nos archives. Extraits :

Quels échos vous parviennent du monde extérieur ? 
On entend que les Français dépriment, qu’ils n’ont plus confiance dans leurs dirigeants, dans leurs entreprises…Quand vous regardez par le ­hublot d’un avion et que vous entrez dans un nuage, quelle impression avez-vous ? [Silence.] Il n’y a plus de boussole ! Et beaucoup de gens ne veulent pas se poser la question de ­savoir pourquoi on en est là.

C’est une responsabilité collective ?
Elle vient un peu des journalistes… le désir de cohésion du politiquement correct... On écarte son désir de comprendre. On se dit : “Je suis à la mode, je suis moderne…” C’est une paresse intellectuelle. Un bon ingénieur, c’est celui qui n’est ­jamais content de ce qu’il sait. Le mode d’emploi pour remettre la France d’aplomb est simple : c’est le respect de la réalité.

Depuis 2009, 1 250 usines ont fermé en France. Notre industrie a-t-elle encore un avenir face à des pays où les ouvriers sont sous-payés ?
Le problème, ce ne sont pas les ­salaires, c’est que ces gens travaillent beaucoup plus que nous ! Parce qu’un homme qui travaille, c’est un homme qui se construit et qui peut sortir les choses qu’il porte en lui ! Moins on travaille, moins on sort de choses.


C’est le sens de votre devise : “Deviens ce que tu es” ?
Cette phrase n’est pas de moi mais d’un poète de l’Antiquité, ­Pindare. Et de Nietzsche aussi, il me semble. Vous connaissez l’histoire des trois tailleurs de pierre ? On leur demande : “Qu’est-ce que tu fais ?” Le premier dit : “Je taille une pierre.” Le deuxième : “Je fais une sculpture.” Et le troisième : “Je construis une cathédrale.” Alors, peu importe la taille de la cathédrale si c’est quelque chose qui a un sens. Le drame de la France, c’est qu’il y a un ministère du Travail et pas un ministère de l’Œuvre ! Il y a une perte de sens.


Si vous aviez 20 ans aujourd’hui, dans quoi aimeriez-vous vous lancer ? Le pneu ou les nouvelles technologies ?
Ce qui reste d’une vie, quel que soit le support technique, c’est ce qu’on a appris auprès des hommes. Les hommes, c’est ça le plus im­portant.

L'entretien intégral est à lire ici : 
http://www.parismatch.com/Actu/Economie/Francois-Michelin-fait-retraite-513076

6 mai 2013

Un an sans Internet ?

Et si on commençait déjà par une semaine ?
lhttp://www.atlantico.fr/rdv/minute-tech/vivre-sans-internet-pas-simple-louise-hoffmann-718213.html

Pour la Pentecôte, la simplicité au sommaire d'A La Belle Etoile, la revue des Goums.

Dans toutes les boites aux lettres d'ici quelques jours, voici en avant première le sommaire de LBE de Pentecôte : 

-Editorial : Ce qui est compliqué, c’est d’être simple !, par Isabelle
-Dieu simple, suprêmement simple, par le Padre Raphael
-Un bonheur simple, par Stéphane
-La simplicité, c’est la vie !, par Laurence
-La simplicité dans les Goums, par Antoine
-Marche devant : François d’Assise, par Julien
-Comptes-rendus de raids
-Nouvelles d’ici de là
-Calendrier des Raids 2013


Plus abonné ? C'est par ici !



30 avril 2013

Votre blog fait peau neuve

Après plusieurs années de bons et loyaux services, le blog de l'Aventure Goum fait peau neuve. (Merci au passage à Blogger de nous offrir une interface aussi conviviale permettant de changer de tête... en 2 clics !)

Plus d'excuse donc pour faire connaître notre blog autour de vous, réagir à nos posts et nous envoyer vos témoignages, dessins et autres articles permettant d'enrichir l'Aventure de chacun.

Le webmestre

18 avril 2013

Laurence vous invite à l'Auberge Goum parisienne le 23 mai


Chers amis goumiers,

L'année 2013 des raids "goums" a commencé, des raids ont déjà eu lieu sur les Causses, et en ce moment même des goumiers marchent en Corse.
Je vous rappelle notre prochain rendez vous pour un moment fraternel et convivial à Paris, le jeudi 23 mai prochain au 70 rue vaugirard 75006 Paris ( église saint joseph des Carmes) à 20.00

Rendez vous à la salle Frassatti, à droite de l'église.

Que chacun emmène un plat à partager ou une bouteille.

Outre le repas convivial , certains peuvent amener un beau texte à lire, un texte qui le porte , qui le touche. Les carnets de chant seront aussi les bienvenus.

N'hésitez pas à inviter largement des personnes qui désirent  connaitre les goums et les goumiers. 

Fraternellement,.
Laurence. 

 

 

PS: pour ceux et celles qui ont terminé leur travail, 18H15 messe à l'église st joseph des carmes (entrée par le 21 rue d'assas)

1 avril 2013

Sauver la liberté


Le RP Forestier n'a pas connu les Goums.... Mais ce qu'il écrivait dans les années 50 mérite toujours d'être lu
                 
"Ce qui est sûr, c'est que plus que jamais, il nous appartiendra de former des esprits aptes à juger, aptes à opposer aux slogans des antidotes. Plus que jamais il s'agit de former des hommes qui auront en eux le gouvernement de leur vie, et qui resteront des hommes parce qu'ils sont les fils de Dieu . Le Scoutisme (les Goums ?) a peut-être dans ce domaine son plus beau rôle à jouer : Sauver la liberté et la grandeur de l'homme"
 

22 février 2013

31 janvier 2013

Engagement des chrétiens en politique : l'enseignement du Padre Matthieu Rougée

Curé de St Clotilde à Paris et aumônier du monde politique français pendant 9 ans, le Padre Rougé était parmi les Lanceurs lors du réveillon du 31 décembre dernier en Suisse. A cette occasion, il nous a livré un enseignement sur l'engagement politique des chrétiens dont voici... les grandes lignes, à défaut d'avoir le script intégral...

  • Attention aux attentes excessives vis-à-vis de la politique et des hommes politiques.
  • Seul le Christ est Sauveur !
  • Il faut une véritable philosophie politique : la politique seule ne peut pas « changer la vie ». 
  • La raison a besoin d’être éclairée par la foi mais le bien commun est accessible à la raison humaine.
  • La distinction entre le spirituel et le temporel est l’un des fruits du Christianisme.
  • La Loi de 1905 instaure la séparation entre l’Eglise et l’Etat (« distinction » serait plus adapté que « séparation ») mais pas entre l’Eglise et la société. Il n'y a aucune raison de ne pas prendre la parole !
  • Ceux qui prétendent qu’un homme politique chrétien ne peut pas « imposer » des vues chrétiennes à la société ne comprennent pas que l’appartenance confessionnelle n’empêche pas d’argumenter en raison à partir de ses convictions.

Il y a beaucoup de modes d’action en politique. Au-delà du devoir de citoyen-électeur, on peut s’engager dans la vie associative, manifester et prendre des responsabilités au niveau local (très beau service) ou dans un parti politique. Dans tous les cas, attention de ne pas en faire un absolu, attention à la fascination et à l’impact sur l’équilibre personnel et la vie familiale.
Nous ne sommes pas une petite minorité ! 60% des Français se disent encore chrétiens. 20% des enfants sont dans l’enseignement catholique. 35 000 clochers sont entretenus en France, qui sont symboles de notre identité.
  • La réalité historique est plus forte que les aléas de l’histoire. Il n’y a jamais eu autant de catholiques et de prêtres dans le monde qu’aujourd’hui.
  • Nous devons être pleinement dans le monde mais pas "du monde", comme l'a dit le Christ
  • Attention au risque d’enfermement, d’absorption et de dilution. Cf. Maurice Clavel « Dieu est Dieu nom de Dieu ». Dialoguer, accueillir des gens différents de nous.
Faut-il développer une contre-culture ? Il faut assumer la contradiction mais rien ne peut se construire de grand contre quelque chose. Etre capable de dire non mais construire une culture pour la vie. (Extraits seulement, basés sur la prise de note d'un Goumier...)