Bruno, 35 ans, ingénieur d'affaires dans une société éditrice de logiciels
Son besoin
Avant de se lancer dans une vie professionnelle qui devenait stressante, Bruno à voulu faire une marche dans le désert. Un raid goum, en groupe. Dépouillé de tout ce qui le rattache à la vie quotidienne (téléphone, argent, montre...), le groupe marche plus de six heure par jour, dort à la belle étoile et mange essentiellement du riz. L'aventure est physique mais aussi spirituellen : un prêtre organise chaque jour un temps de messe et de méditation.
Sa solution
Depuis, le pli est pris : une fois par an, il participera aux raids Goum. C'est une bouffée d'oxygène face à la vie quotidienne qui nous dégonfle, affirme-t-il. "C'est une expéruience forte de ressourcement à tous points de vue - physique, spirituel, humain - qui m'aide tous les jours à appréhender la vie de manière positive, à relativiser mes problème, à définir mes priorités".
18 novembre 2004
27 mai 2003
Un 1er mai au Mont Saint-Odile

Plus de 60 goumiers de France et de Navarre se sont réunis du 1er au 3 mai dernier, pour notre "assemblée générale" traditionnelle. Après une splendide marche de 24h, tous se sont retrouvés au Mont-Sainte-Odile, pour des retrouvailles fraternelles. Ce fut aussi l'occasion privilégiée d'écouter le brillant et passionnant exposé de Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune. Le père Mérigoud, quant à lui, nous a ouvert l'esprit et le coeur au "poumon oriental" de l'Eglise telle qu'il la cotoie en Irak, Egypte ou Turquie depuis vingt ans. Et quelle joie de célébrer la messe du jour du départ avec Mgr Swartz, évêque auxiliaire de Strasbourg. Sa très belle homélie sera disponible dans la revue Bivouac, et en ligne éventuellement.
26 novembre 2001
Week-end des lanceurs à Chambéry
Une bonne quarantaine de lanceurs de raids étaient réunis, du 1er au 3 novembre dernier, à La Féclaz, au-dessus de Chambéry, pour leur "retrouvailles" annuelles après l'été. Un week-end qui fut somptueusement piloté par Nicolas et Marie, Mylène, Dominique-Jean, pour ne citer qu'eux. Bivouac-fraîcheur (-5°!) à 1500 m à la Belle Etoile, splendide messe face au Mont-Blanc, topos dynamiques de Michel, Jean, Didier,le Père André et le Père Gilbert : les Goums sont fins prêts pour 2002 !
1 juin 2000
Les marcheurs du Ciel

Pour les 30 ans des Goums, Famille chrétienne consacre sa Une aux "marcheurs du ciel" que sont les Goums. Extrait :
"D'étranges et jeunes "pélerins" arpentent les hauts plateaux des Causses depuis trente ans. Ils portent le nom de "Goums". Ces chercheurs de Dieu vivent pendant huit jours une expérience d'ascèse joyeuse par petites tribus de quinze ou vingt. Nos reporters les ont accompagnés.
Drôle de paysage. Aucun obstacle entre nos yeux et l'immensité de ce désert des Causses. Un aboiement rompt le silence de cette fin d'après-midi. Nous sommes au coeur des hauts plateaux calcaires de la Lozère, au sud du Massif Central, entre les Cévennes, l'Aveyron, le Cantal, la Haute-Loire et l'Ardèche. Une meute de chiens aboie. Un groupe de randonneurs apparaît sur le sentier de bergers qui serpente entre les sapins, les buissons de buis et de petits chênes bousculés par le vent. Au loin, des fermes aux toits de lauzes semblent posées sur des étendues d'herbes rases et de pierres. Les marcheurs portent des jerricans en équilibre sur leurs sacs à dos et sont vêtus d'une djellaba de laine. Ce sont les Goums (ou Goumiers).
"Un nom qui évoque le désert et la liberté", dit Michel Menu, fondateur des Goums, surnommé "le Vieux Goumier". En 1969, il propose à trois ou quatre jeunes de partir marcher dans le Vercors. Devant le succès de cette initiative, ils repartent à vingt dans les Causses. Ils étaient soixante-dix l'année suivante. Depuis, plus de douze mille jeunes entre 20 et 35 ans ont tenté - et bien souvent renouvelé- cette expérience.
Le Père Jean Chamley, aumônier du Goum, marche en tête, accompagné d'Henri-Louis, un jeune étudiant clermontois aux joues rougies par l'effort et le soleil. Ils posent leurs sacs avec un soulagement évident. Par petits groupes ou en solitaire, les Goumiers se rassemblent peu à peu sur le lieu de bivouac après une brève halte en contrebas à la ferme de Roger. Cet agriculteur plein de sagesse leur offre son eau avec bienveillance depuis de longues années.
Le deuxième jour de marche, sur les huit prévus, vient de se terminer. Un cap est passé. De l'avis des anciens Goumiers, ce sont les étapes les plus longues et les plus rudes. Il faut en effet un peu de temps pour abandonner ses repères étriqués de citadins et accepter de se laisser surprendre. Parmi les derniers arrivés, une petite brune dynamique. Elle soupire mais garde le sourire. C'est Sabine, présente sur le Causse pour la cinquième année consécutive.
Alors que le soleil nous offre des derniers instants de chaleur avant la grande fraîcheur des nuits pascales, je l'imagine prête à prendre un repos bien mérité. Erreur : elle se dirige vers la "cuisine" où trône des tas de bois bien calibrés. Je commence à peler quelques oignons avec elle. Cette jeune mère de cinq enfants est une goumière à vocation tardive. "Pendant longtemps, j'avais entendu parler des Goums, de cette semaine de marche en pleine nature, avec un aumônier, des jeunes venus de tous horizons... Mais rien de plus. A la naissance de mon dernier enfant, j'ai eu une embolie pulmonaire, drôlement peur, et l'envie pressante de tenter cette expérience radicale."
Attirés par l'odeur d'oignons grillés, quelques Goumiers se rapprochent."
7 mai 1999
Quand les Goums arpentent le Causse...
Les voilà. Ils sont revenus... Mais qui donc me direz-vous ? Les Goums, ces jeunes que nous avons appris à connaître en les voyant sac au dos et revêtus de leur djellaba, sillonner les rues de notre cité et nos chemins caussenards. Nous leur cédons la plume avec plaisir.
15 jours après la Foire aux célibataires de La Canourgue, les robes de mariées ont été troquées contre les djellabas. En effet, les "marcassins" sont de retour, comme les hirondelles au printemps, pour venir se fondre dans notre paysage de roche et de verdure. Les premiers arrivés se sont retrouvés dans la collégiale de La Canourgue vendredi soir 16 avril. Après une messe d'envoi célébrée à la maison Saint-MArtin par l'abbé Badaroux, les 20 jeunes sont partis pour leur périple sur le Causse. Première étape l'ARchette sur le Sauveterre au sud de Mende.
Claire, 21 ans, orthophoniste à Toulouse : "cette première nuit de bivouac à la belle étoile fut un peu rude, 5 cm de neige récouvraient tout le lieu de camp au petit matin! Le vent soufflait dur et le réveil fut un peu difficile. Je suis venue faire ce raid pour aller quelque part au bout de moi-même et trouver le sens profond de la vie". Le père Lenail, jeune prêtre de la région parisienne rejoint les goumiers et célèbrera la première messe dans une grange en raison de la neige.
Le groupe traversera à pied et sac au dos le Causse de Sauveterre pour aller camper au pied du Puech d'Aluech, au sud de Saint-Enimie. Cette journée aura été un peu dure nous dit Olivier (44 ans, père de 4 enfants, bientôt 5 précise-t-il tout joyeux, directeur commercial dans une activité de Télécom à Paris) car, cette année, l'absence d'exercice physique se fait sentir. Marcher, pour moi, dans ce paysage désertique, c'est l'occasion de pouvoir me concentrer sur l'essentiel. Les longues journées de marche rythmées comme la vie dans un monastère me laissent le temps chaque année de discerner les points importants et les orientations de ma vie. C'est le 17è que je fais et chaque fois cette retraite m'apporte quelque chose de plus.
Arrivé au magnifique panorama de l'Aigoual, le groupe retrouvera le vent et la pluie. Julien, 24 ans, étudiant en 4è année de droit à Paris pensant rentrer au séminaire, vient chercher la proximité de Dieu grâce à la messe quotidienne et une relation fraternelle authentique avec d'autres catholiques par l'intermédiaire de l'aventure. Cet été, Julien partira à pied du Puy-en-velay vers Saint-Jacques de Compostelle : 1400 km en 45 jours environ.
Un autre, dans ce groupe,est aussi un grand pélerin. En effet, Henri, 26 ans, célibataire, ambulancier à Montauban, est parti à pied lui aussi, il y a deux ans, de Lourdes pour Médjugorie en passant par Rome : 1800 km en 77 jours! Seul mais avec 30 kg sur le dos... C'est après avoir lu "Dans le désert au pas des Goums", écrit par Michel Menu, fondateur des Goums il y a une trentaine d'année, qu'il a décidé de rejoindre un de ces raids : vivre une expérience de Dieu avec d'autres.
L'étape à Aures (au dessu de Meyrueis) est toujours synonyme de joie pour les Goumiers. en effet, régulièrement depuis 30 ans, Jeanne les attend avec de petits gâteaux et du thé chaud. La gentillesse et la chaleur de son accueil en ont fait une figure de légende.
A cette marche participent également Béatrice et Nicolas, fiancés : "il nous a semblé essentiel, dit Nicolas, de prendre un temps pour approfondir notre engagement moral et spirituel car nous savons que les deux mois qui nous restent avant le mariage risquent d'être consacrés uniquement aux détails matériels, lesquels sont secondaires" Béatrice, institutrice, rajoute "que ce compte dans une telle occasion, c'est de se découvrir dans l'effort et d'apprendre à se mettre au même rythme".
Benoît, ingénieur, futur séminariste, nous parle du déroulement général d'une journée : lever avant l'aube vers 5h45. Après un petit déjeuner frugal nous prenons une heure pour méditer individuellement sur un passage de l'Evangile. Ces paysages à l'infini me portent à la contemplation et à la prière. L'aumônier nous célèbre ensuite la messe sur un autel de pierres. Nous choisissons souvent un éperon rocheux dominant les gorges.
Puis le groupe part pour sa marche individuelle ou par petits groupes, chacun allant à son rythme et suivant son itinéraire : chemins de pierres ou traversée à la boussole. Nous nous retrouvons le soir pour le dîner suivi d'une nuit à la belle étoile.
Nous avons intérrogé Jacques, 45 ans, père de 6 enfants, organisateur de ce Goum, directeur de cabinet d'un ministère parisien : "pour moi, ces raids sont une école de vie, un moment privilégié pour amener les jeunes à se trouver, à se réaliser pleinement, à découvrir l'essentiel au travers de l'effort et d'un peu de dénuement. C'est en sé dépassant que l'on trouvera le goût d'aller plus loin et c'est souvent devant l'épreuve quer chacun découvre qu'il est porté par le groupe. Ainsi cette semaine permet de faire le plein d'essentiel pour le partager ensuite sur son lieu de vie." Et c'est par un bon repas servi à la maison Saint-MArtin par les collaborateurs de Melle Fages que le groupe terminera joyeusement ce raid Goum.
Merci à Olivier et ses amis pour ce reportage d'une semaine intensément vécue. Peut-être aurons-nous le plaisir de les revoir l'an prochain ; nous en serons heureux car ce sont des jeunes vraiment sympathiques, qui se font, autour d'eux et dans leur revue "A la belle étoile, les ardents propagandistes de notre Lozère trop méconnue de certain.
15 jours après la Foire aux célibataires de La Canourgue, les robes de mariées ont été troquées contre les djellabas. En effet, les "marcassins" sont de retour, comme les hirondelles au printemps, pour venir se fondre dans notre paysage de roche et de verdure. Les premiers arrivés se sont retrouvés dans la collégiale de La Canourgue vendredi soir 16 avril. Après une messe d'envoi célébrée à la maison Saint-MArtin par l'abbé Badaroux, les 20 jeunes sont partis pour leur périple sur le Causse. Première étape l'ARchette sur le Sauveterre au sud de Mende.
Claire, 21 ans, orthophoniste à Toulouse : "cette première nuit de bivouac à la belle étoile fut un peu rude, 5 cm de neige récouvraient tout le lieu de camp au petit matin! Le vent soufflait dur et le réveil fut un peu difficile. Je suis venue faire ce raid pour aller quelque part au bout de moi-même et trouver le sens profond de la vie". Le père Lenail, jeune prêtre de la région parisienne rejoint les goumiers et célèbrera la première messe dans une grange en raison de la neige.
Le groupe traversera à pied et sac au dos le Causse de Sauveterre pour aller camper au pied du Puech d'Aluech, au sud de Saint-Enimie. Cette journée aura été un peu dure nous dit Olivier (44 ans, père de 4 enfants, bientôt 5 précise-t-il tout joyeux, directeur commercial dans une activité de Télécom à Paris) car, cette année, l'absence d'exercice physique se fait sentir. Marcher, pour moi, dans ce paysage désertique, c'est l'occasion de pouvoir me concentrer sur l'essentiel. Les longues journées de marche rythmées comme la vie dans un monastère me laissent le temps chaque année de discerner les points importants et les orientations de ma vie. C'est le 17è que je fais et chaque fois cette retraite m'apporte quelque chose de plus.
Arrivé au magnifique panorama de l'Aigoual, le groupe retrouvera le vent et la pluie. Julien, 24 ans, étudiant en 4è année de droit à Paris pensant rentrer au séminaire, vient chercher la proximité de Dieu grâce à la messe quotidienne et une relation fraternelle authentique avec d'autres catholiques par l'intermédiaire de l'aventure. Cet été, Julien partira à pied du Puy-en-velay vers Saint-Jacques de Compostelle : 1400 km en 45 jours environ.
Un autre, dans ce groupe,est aussi un grand pélerin. En effet, Henri, 26 ans, célibataire, ambulancier à Montauban, est parti à pied lui aussi, il y a deux ans, de Lourdes pour Médjugorie en passant par Rome : 1800 km en 77 jours! Seul mais avec 30 kg sur le dos... C'est après avoir lu "Dans le désert au pas des Goums", écrit par Michel Menu, fondateur des Goums il y a une trentaine d'année, qu'il a décidé de rejoindre un de ces raids : vivre une expérience de Dieu avec d'autres.
L'étape à Aures (au dessu de Meyrueis) est toujours synonyme de joie pour les Goumiers. en effet, régulièrement depuis 30 ans, Jeanne les attend avec de petits gâteaux et du thé chaud. La gentillesse et la chaleur de son accueil en ont fait une figure de légende.
A cette marche participent également Béatrice et Nicolas, fiancés : "il nous a semblé essentiel, dit Nicolas, de prendre un temps pour approfondir notre engagement moral et spirituel car nous savons que les deux mois qui nous restent avant le mariage risquent d'être consacrés uniquement aux détails matériels, lesquels sont secondaires" Béatrice, institutrice, rajoute "que ce compte dans une telle occasion, c'est de se découvrir dans l'effort et d'apprendre à se mettre au même rythme".
Benoît, ingénieur, futur séminariste, nous parle du déroulement général d'une journée : lever avant l'aube vers 5h45. Après un petit déjeuner frugal nous prenons une heure pour méditer individuellement sur un passage de l'Evangile. Ces paysages à l'infini me portent à la contemplation et à la prière. L'aumônier nous célèbre ensuite la messe sur un autel de pierres. Nous choisissons souvent un éperon rocheux dominant les gorges.
Puis le groupe part pour sa marche individuelle ou par petits groupes, chacun allant à son rythme et suivant son itinéraire : chemins de pierres ou traversée à la boussole. Nous nous retrouvons le soir pour le dîner suivi d'une nuit à la belle étoile.
Nous avons intérrogé Jacques, 45 ans, père de 6 enfants, organisateur de ce Goum, directeur de cabinet d'un ministère parisien : "pour moi, ces raids sont une école de vie, un moment privilégié pour amener les jeunes à se trouver, à se réaliser pleinement, à découvrir l'essentiel au travers de l'effort et d'un peu de dénuement. C'est en sé dépassant que l'on trouvera le goût d'aller plus loin et c'est souvent devant l'épreuve quer chacun découvre qu'il est porté par le groupe. Ainsi cette semaine permet de faire le plein d'essentiel pour le partager ensuite sur son lieu de vie." Et c'est par un bon repas servi à la maison Saint-MArtin par les collaborateurs de Melle Fages que le groupe terminera joyeusement ce raid Goum.
Merci à Olivier et ses amis pour ce reportage d'une semaine intensément vécue. Peut-être aurons-nous le plaisir de les revoir l'an prochain ; nous en serons heureux car ce sont des jeunes vraiment sympathiques, qui se font, autour d'eux et dans leur revue "A la belle étoile, les ardents propagandistes de notre Lozère trop méconnue de certain.
12 août 1995
La Croix : Hervé randonnera cet été sur les hauteurs du Causse...
Hervé randonnera cet été sur les hauteurs du Causse avec l'un des trente Goums organisés en France.
Si vous passez par Le Causse, cet été, vous le rencontrerez peut-être. Enfin, si vous quittez les sentiers battus et fréquentez les hauteurs : là où l'air est vif, la vue inspirée, le pied lourd mais le coeur léger. A coup sûr, il vous paraîtra bizarre. Peut-être vous fera-t-il même un peu peur. Car il ne sera probablement pas seul! Hervé Laruelle, 29 ans, as de l'aéronautique, se mue en goumier le temps d'une semaine d'été. Djellaba, sac à dos et grands espaces.
Les Goumiers! Pour les plus anciens, ce mot évoque passé colonial, soleil marocain et saveurs épicées : des guerriers fiers et indépendants. Ralliés, mais jamais vraiment soumis, pas plus au pouvoir du sultan au'à celui de Marianne. "Goum"? Les plus érudits feront le rapprochement avec le "Talita Kum" de l'Evangile, synonyme de résurrection.
L'austère appartement d'Hervé révèle les préparatifs du prochain Goum. Peu de matériel en réalité : quelques gamelles, des cartes et des boussoles, des vaches à eau, les carnets de chant... et les djellabas! Il va donc s'agir de marcher. Soit. Mais en djellaba ? Ne peut-on marcher plus simplement ? Mettre un pied devant l'autre et recommencer, tout en admirant la vue et en rigolant avec les copains? Pas si simple... Marcher, certes. Avec une boussole, oui. En chantant, pourquoi pas. Il y a tout cela, dans un Goum. "Mais c'est bien autre chose qu'un raid, précise Hervé, par ailleurs ancien Scout de France.
Ni raid ni retraite, mais un peu des deux. "Aller au désert, oui. Se mettre dans la difficulté: un peu comme lorsqu'on grimpe un col en montagne à plusieurs. On attend les derniers, on porte le sac de celui qui n'en peut plus..." Le désert avec la délicatesse de l'attention, du service alors ? "La retraite dans un monastère, c'est pas mon truc. Mais le Goum est une vraie expérience de dépouillement, de pauvreté". Cela explique l'habit et la nourriture frugale. "On ne va pas au désert pour se faire des brochettes et déguster des chèvres chauds", conclut Hervé.
Une thérapie pour désapprendre l'opulence
Bref, marcher. Mais pas n'importe où : là où c'est grand, là où c'est beau. Là où le silence est possible. Et la surprise souhaitée. "Tous ne sont pas pratiquants, loins de là. Mais chacun attend quelque chose. Cherche. Le Goum, c'est se dépouiller, vivre avec intensité ce qui est donné, sans commune mesure avec le quotidien de la vie. Chacun donne le maximum du meilleur de lui-même". Comme une thérapie pour déapprendre l'opulence, en quelque sorte.
Sur une semaine, les trois premiers jours sont les plus exigents, pour donner le rythme. La méthode est simple : lever avec le soleil, petit déjeuner, méditation, messe, marche, repas, veillée brève. Pour le reste, marcher. Seul ou en groupe. En silence ou en chantant. Librement. 20 à 25 kilomètres par jour pour retrouver celui qu'Hervé appelle "l'homme dans son intégralité". Les paysages sont toujours là, époustoufflants, de ceux qui vous font taire. Plus rien à dire que le silence, et Celui qui l'habite. "Pourquoi courir ? Qu'est-ce qui est vraiment important dans la vie? s'interroge Hervé. Le miracle du Goum, c'est qu'il vous aide à poser les choses. Il est l'antidote à la compartimentalisation de la société contemporaine".
La marche au désert comme école de la beauté des choses, école du don de Dieu. "Car on ne comprend plus de la même façon "Dieu qui se donne" après un Goum qu'avant, quand on a donné beaucoup".
Si vous passez par Le Causse, cet été, vous le rencontrerez peut-être. Enfin, si vous quittez les sentiers battus et fréquentez les hauteurs : là où l'air est vif, la vue inspirée, le pied lourd mais le coeur léger. A coup sûr, il vous paraîtra bizarre. Peut-être vous fera-t-il même un peu peur. Car il ne sera probablement pas seul! Hervé Laruelle, 29 ans, as de l'aéronautique, se mue en goumier le temps d'une semaine d'été. Djellaba, sac à dos et grands espaces.
Les Goumiers! Pour les plus anciens, ce mot évoque passé colonial, soleil marocain et saveurs épicées : des guerriers fiers et indépendants. Ralliés, mais jamais vraiment soumis, pas plus au pouvoir du sultan au'à celui de Marianne. "Goum"? Les plus érudits feront le rapprochement avec le "Talita Kum" de l'Evangile, synonyme de résurrection.
L'austère appartement d'Hervé révèle les préparatifs du prochain Goum. Peu de matériel en réalité : quelques gamelles, des cartes et des boussoles, des vaches à eau, les carnets de chant... et les djellabas! Il va donc s'agir de marcher. Soit. Mais en djellaba ? Ne peut-on marcher plus simplement ? Mettre un pied devant l'autre et recommencer, tout en admirant la vue et en rigolant avec les copains? Pas si simple... Marcher, certes. Avec une boussole, oui. En chantant, pourquoi pas. Il y a tout cela, dans un Goum. "Mais c'est bien autre chose qu'un raid, précise Hervé, par ailleurs ancien Scout de France.
"L'esprit des Goums, c'est la nature et une totale liberté".Une trentaine de Goums ont lieu chaque été, chacun organisé par un "lanceur" comme Hervé et rassemblant une vingtaine de candidats : entre 20 et 30 ans pour la plupart, recrutés par des annonces, mais surtout par bouche à oreille. On vient souvent, la première fois, accompagner un ami. "Il faut simplement veiller à ce qu'il n'y en ai pas plus de trois ou quatre qui se connaissent, explique Hervé" (...).
Ni raid ni retraite, mais un peu des deux. "Aller au désert, oui. Se mettre dans la difficulté: un peu comme lorsqu'on grimpe un col en montagne à plusieurs. On attend les derniers, on porte le sac de celui qui n'en peut plus..." Le désert avec la délicatesse de l'attention, du service alors ? "La retraite dans un monastère, c'est pas mon truc. Mais le Goum est une vraie expérience de dépouillement, de pauvreté". Cela explique l'habit et la nourriture frugale. "On ne va pas au désert pour se faire des brochettes et déguster des chèvres chauds", conclut Hervé.
Une thérapie pour désapprendre l'opulence
Bref, marcher. Mais pas n'importe où : là où c'est grand, là où c'est beau. Là où le silence est possible. Et la surprise souhaitée. "Tous ne sont pas pratiquants, loins de là. Mais chacun attend quelque chose. Cherche. Le Goum, c'est se dépouiller, vivre avec intensité ce qui est donné, sans commune mesure avec le quotidien de la vie. Chacun donne le maximum du meilleur de lui-même". Comme une thérapie pour déapprendre l'opulence, en quelque sorte.
Sur une semaine, les trois premiers jours sont les plus exigents, pour donner le rythme. La méthode est simple : lever avec le soleil, petit déjeuner, méditation, messe, marche, repas, veillée brève. Pour le reste, marcher. Seul ou en groupe. En silence ou en chantant. Librement. 20 à 25 kilomètres par jour pour retrouver celui qu'Hervé appelle "l'homme dans son intégralité". Les paysages sont toujours là, époustoufflants, de ceux qui vous font taire. Plus rien à dire que le silence, et Celui qui l'habite. "Pourquoi courir ? Qu'est-ce qui est vraiment important dans la vie? s'interroge Hervé. Le miracle du Goum, c'est qu'il vous aide à poser les choses. Il est l'antidote à la compartimentalisation de la société contemporaine".
La marche au désert comme école de la beauté des choses, école du don de Dieu. "Car on ne comprend plus de la même façon "Dieu qui se donne" après un Goum qu'avant, quand on a donné beaucoup".
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